mercredi 31 mars 2010

Rugby... humanum est !!!

Cela fait un petit moment que je n'ai pas consacré un article à mon sport favori, le rugby. Il faut dire que je n'ai pas été voir jouer l'équipe de Montpellier depuis quelques semaines, tournoi des 6 nations oblige.

Le week-end dernier, avait lieu un match auquel j'avais prévu d'assister depuis longtemps, Clermont-Ferrand contre Montpellier, l'affrontement de mes deux équipes de cœur. Ceux d'entre vous qui suivent un peu le Top 14 savent que l'enjeu n'était pas le même pour les deux formations.

L'A.S.M. Clermont-Auvergne joue les premières places (comme chaque année) et le Montpellier Hérault Rugby Club essaie de se maintenir dans cette élite qui ne comporte que 14 clubs.

Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, j'ai vécu à Clermont-Ferrand et j'y ai de nombreux amis. Ce match était donc surtout l'occasion pour moi d'aller leur rendre visite.
Certains d'entre eux m'accompagnaient au Stade Marcel Michelin samedi après-midi.

Pour ceux qui l'ignorent, Marcel Michelin est le créateur de l'Association Sportive Michelin (future A.S. Montferrand). Il était le fils d'André Jules Michelin et le neveu d'Edouard Michelin, les créateurs de la célèbre entreprise auvergnate de pneumatiques et du fameux Guide rouge du même nom.

Bizarrement, je n'avais jamais assisté à un match dans ce stade et j'étais très heureux d'y mettre les pieds, enfin.

Quand les deux équipes sont entrées dans l'arène, j'ai tout de suite compris que la fête serait un peu gâchée. En effet, je n'ai pas reconnu l'équipe de Montpellier.
Conscients qu'ils n'avaient aucune chance contre Clermont, les Montpelliérains avaient aligné un effectif de seconde zone afin de préserver les meilleurs joueurs pour les 3 derniers matchs, déterminants pour le maintien. En plus, Montpellier jouait en rouge, ce qui est très rare.

Et ce qui devait arriver arriva. Après avoir résisté pendant une première mi-temps plutôt pourrie au niveau de la qualité de jeu, ma petite équipe s'est prise une grosse branlée pendant la seconde. Score final 41-3 et 6 essais de Clermont.

Voici le premier de cette longue série, juste devant mes yeux (et ma caméra) :


Bon, je ne vais pas m'attarder sur ce petit match à sens unique mais plutôt en profiter pour rendre hommage à l'homme qui a marqué les 3 points de Montpellier, Olivier Sarramea. C'était peut-être la dernière fois qu'on voyait ce joueur sur un terrain de rugby.

L'arrière de Montpellier vient en effet d'annoncer la fin de sa carrière de rugbyman à l'issue de la saison. Après 4 saisons au M.H.R.C., ce Tarbais d'origine va prendre, à 35 ans, une retraite bien méritée. Il aura joué dans 4 équipes pro, d'abord Castres, puis Agen, et Montpellier après une court passage au Stade Français Paris.

On retiendra qu'Olivier Sarramea a porté 4 fois le maillot de l'équipe de France en 1999. Pour mon amie Claudette, qui aime bien le bel Olivier, je retiendrai qu'il a aussi ôté son maillot pour poser dans le fameux calendrier du Stade Français.

Voici sans doute les 3 derniers points de la carrière d'Olivier Sarramea :


Vous avez pu remarquer un spectateur avec un drapeau de Montpellier et une écharpe de Clermont. Et oui, c'est aussi ça le rugby... une fraternité bien sympathique.

En parlant d'écharpe et de drapeau, je voudrais donner un petit conseil aux dirigeants montpelliérains afin d'augmenter leurs recettes et donc de recruter de meilleurs joueurs (ou de garder les leurs). Il devraient prendre exemple sur l'A.S.M. et faire un effort en matière de merchandising.

Dans mon article de Noël, je vous présentais les cadeaux que mon ami Max m'avait fait, un très beau polo de l'A.S.M. et une écharpe colorée aux couleurs du club. Et bien Max est encore monté d'un cran. Il m'a offert des bières de l'A.S.M. accompagnées de leurs verres.

Je dois dire que je trouve l'idée excellente. Celle du club de développer ce type, très original, de produits dérivés et celle de Max de me les offrir. Merci mon gars !!!
En plus, on a gouté la bière, qui est brassée en Auvergne, dans le Cantal, et elle est très bonne.

Pourquoi l'équipe de Montpellier ne sortirait-elle pas une cuvée M.H.R.C. avec un bon domaine viticole du coin (il n'en manque pas...) ?

Au delà du rugby, j'ai encore passé un excellent week-end auvergnat avec tous mes amis et je les en remercie.
Nous avons terminé notre soirée de samedi dans un bar très sympa ou nous avons dansé sur des tounes efficaces des 80's. Il y avait du Mickael Jackson, du Village People... et bien sûr du Kool & The Gang. Je terminerai donc par le morceau que le DJ nous a passé en espérant l'entendre sur la scène du FestiVoix le 3 juillet, Celebration :


lundi 29 mars 2010

Vous avez dit kitch....

Depuis que Stéphane, le Directeur du FestiVoix m'a dit que contrairement aux Québécois, les Français n'assumaient pas leur goût pour le kitch, ça me travaille.
J'ai donc eu envie de faire un article sur les chansons kitchs que j'aime bien mais je me suis rapidement rendu compte que c'était tout bonnement impossible tant il y en avait.

Alors, je me suis dit que ce serait peut-être plus facile si j'essayais une approche par thème. En plus, ça pourrait me permettre de rédiger plusieurs articles (il y a des jours où je manque d'inspiration...).

Et puis, en regardant le Zapping de Canal +, je suis tombé sur ça :



Tellement ÉNORME !!! Mon thème était tout trouvé : BRASIL !!!
Il y a plein de tounes super kitchs qui tournent autour de ce beau pays et qui sont finalement plutôt sympa.

Je vous parlerai de Two Man Sound, ce trio belge (comme son nom ne l'indique pas...) un peu plus tard car ce sont les rois dans le domaine. Mais avant, je voudrais rendre hommage à un des plus anciens artistes ayant œuvré dans le latino-kitch, Dario Moreno, et son célèbrissime, Si tu vas à Rio :



Cette chanson date de 1958 mais elle fonctionne toujours dans les soirées... étonnant non ?

Pour en revenir à nos trois amis belges, non seulement toute leur discographie repose sur l'association de la samba et du disco, mais ils étaient tellement kitchs que j'en viens à me demander s'il n'y avait pas un second degré derrière tout ça...
Ou alors, c'était vraiment ça les 70'S :



Pour la petite histoire, deux des membres du groupe ont également écrit et produit le succès international de leur compatriote Plastic Bertrand, Ça plane pour moi.

Toujours dans les années 70, qui sont très riches en matière de kitcheries, je vous propose deux autres artistes (d'un autre calibre que nos 3 belges) qui ont donné dans le brasil-style.

D'abord un américain, Barry Manilow, et son incontournable Copacabana (At the Copa), que j'adore. Et je ne suis pas le seul car elle s'est vendu à des centaines de milliers d'exemplaires :



Ce Barry, il a vraiment le rythme dans la peau...

L'artiste suivant était français et, incontestablement, dansait mieux que Manilow. Je veux parler de notre Cloclo national et son très rythmé Je vais à Rio. Une réponse à Dario Moreno en quelque sorte.



Je vais terminer avec un morceau qui n'est pas encore tout à fait kitch mais qui a un gros potentiel, Outro Lugar. Il est le fruit d'une collaboration en 1999 entre le DJ français Bob Sinclar et une chanteuse de cabaret brésilienne vivant à Paris, Salome de Bahia.

Il s'agit en fait d'une reprise de la chanson de Stevie Wonder Another Star, sur laquelle ils ont plaqué des paroles en portugais et quelques sonorités carioca. Quoi qu'il en soit, c'est une toune toujours efficace sur les dance-floors.



Pas mal le kitch brasil-style, non ?

Hey Stéphane, pourquoi ne pas créer la scène des voix kitchs au FestiVoix ? Il faudrait juste trouver un commanditaire un peu quétaine pour la sponsoriser...


vendredi 26 mars 2010

Kool & The Gang au FestiVoix... Jungle Boogie !!!

Les organisateurs du FestiVoix ont annoncé hier une autre tête d'affiche de l'édition 2010, Kool & The Gang. Le groupe mythique se produira sur la scène des Voix Populaires le samedi 3 juillet.

C'est une excellente nouvelle !!!

Ce groupe me rappelle mon adolescence, ma période funk-pop au début des années 80 quand j'écoutais les cassettes de Kool & The Gang et d'Earth Wind & Fire sur mon premier walkman Sony (il était bleu, en métal et devait peser 2,5 kilos...).

Je ne vais pas vous faire la biographie du groupe ni vous servir tous leurs succès, vous les connaissez très bien : Celebration, Get down on it, Let's go dancing, Fresh, Ladies Night...

Je vais plutôt, comme j'ai l'habitude de le faire, me concentrer sur une de leurs chansons qui a éveillé mon intérêt. Il s'agit d'une toune de 1973, un de leurs premiers succès, représentatif de la période jazz-funk, style qu'ils ont créés avant d'évoluer vers le disco et la pop. Cette chanson c'est Jungle Boogie :



Les fans de Tarantino auront reconnu un passage de la B.O. de Pulp Fiction.

Alors pourquoi cette chanson en particulier ? Parce qu'on la retrouve samplée dans plein d'autres morceaux ce qui tendrait à prouver qu'elle occupe une place particulière dans l'histoire de la pop.

En 1987, sur leur premier album, le groupe de hip-hop new-yorkais, EPMD, mixe Jungle Boogie et Fly Like an Eagle de Steve Miller. Cela donne You're a Customer :



Bon, il y a plus intéressant comme morceau, même dans le hip-hop.
Par exemple Hey Ladies, des Beastie Boys, sorti deux ans plus tard. Cette toune qui a été un gros succès rap à la fin des 80's est composée de samples de pas moins de 14 autres morceaux, dont Jungle Boogie.

Le clip est excellent :



Évidement, la chanson de Kool & The Gang est moins présente que dans la précédente mais je pense qu'un bon sample est justement un sample qu'on ne remarque pas trop.

Tout comme dans Erotica, en 1992, le premier single de l'album éponyme de Madonna qui contient aussi un sample de Jungle Boogie.
Pour la petite histoire, la chanson a fait l'objet d'une plainte pour plagiat de la part de la chanteuse libanaise Fairuz qui prétend qu'un sample d'une de ses chansons chrétiennes a été utilisé sans son approbation. Il semblerait que l'affaire se soit réglée à l'amiable.

Je vous en propose une version live qui reprend l'esthétique du clip vidéo :



En 1994, c'est dans une chanson de Janet Jackson, You want this, qu'on retrouve un sample de Jungle Boogie, mixé, cette fois, avec des extraits de la chanson de Diana Ross and & Supremes, Love Child. Le clip vidéo est inspiré d'un film de Russ Meyer, Faster, Pussycat! Kill! Kill! :



Enfin, un dernier morceau contient un sample de Jungle Boogie, une toune énorme de 1987. Il s'agit du morceau de house du groupe anglais M|A|R|R|S, Pump Up the Volume.
Qu'est-ce que j'ai pu m'éclater là dessus.

Figurez-vous que pas moins de 29 autres chansons ont été samplées pour réaliser les 5 versions de cet excellent morceau.



Ah, que de souvenirs !!!

Pour terminer, je vous propose à nouveau une version live de Jungle Boogie mais nettement plus récente puisque datant, cette fois, de 2007 (concert à Zagreb) :



Plus qu'à espérer que Kool & The Gang nous joue Jungle Boogie le 3 juillet sur la grande scène du FestiVoix.

mercredi 24 mars 2010

Deux festivals en Mauricie... en même temps !!!

Incroyable !!! Les organisateurs du Festival d'été de Shawinigan ont annoncé hier les dates de leur manifestation. Elle aura lieu du 29 juin au 4 juillet soit... pendant le FestiVoix de Trois-Rivières (25 juin - 4 juillet).


Alors, pour mes lecteurs français, un peu de géographie : Shawinigan est une des principales villes de Mauricie, région administrative du Québec dont la capitale est Trois-Rivières. Shawinigan compte environ 50 000 habitants et se situe à une trentaine de kilomètres de Trois-Rivières (qui compte un peu plus de 125 000 habitants).

Pourquoi ce petit cours de géographie ?
Parce que je me demande si, compte tenu de la proximité des deux villes et de la population mauricienne (260 000 habitants), il est réellement pertinent de programmer deux festivals musicaux importants aux mêmes dates.
Non, en fait je ne me le demande pas... n'importe quelle personne ayant un peu de jugeote comprendra que ces deux évènements vont se cannibaliser.

Jusqu'à présent les deux festivals se suivaient et permettaient donc aux mauriciens d'avoir une offre culturelle riche sur une période de 2 ou 3 semaines. Cette année, les organisateurs du Festival de Shawinigan ont décidé, sans en parler à leur homologues de Trois-Rivières, de reculer leurs dates.
En 2010, il faudra que les mauriciens développent leur don d'ubiquité s'ils veulent profiter des deux évènements.

Ce n'est pas comme si les dates du FestiVoix étaient connues depuis le mois de février...

J'avoue que j'ai du mal à comprendre la décision des organisateurs du Festival de Shawinigan. Soit ils sont suicidaires, soit tout simplement idiots...
Quoi qu'il en soit, leur décision aura sans aucun doute des répercussions économiques pour les deux organisations mais surtout pour le commerce et les acteurs touristiques mauriciens.

En ce qui me concerne, je vais arriver à Trois-Rivières quelques jours avant le FestiVoix et je me disais que j'aurais bien été faire un tour à Shawinigan. Raté...

Je resterai donc un français au FestiVoix !!!

Pourquoi ?
Regardez cette vidéo réalisée par l'excellent David Leblanc et vous comprendrez :

mardi 23 mars 2010

Wolfgang Amadeus... Phoenix !!!

Phoenix est un groupe que j'aime depuis la sortie de son premier album, United, en 2000. Je les ai vus une fois en concert à Montpellier en 2006 avec mon amie Karine et nous avions vraiment apprécié le show.

En octobre dernier, il repassaient dans ma bonne ville et dans ma salle préférée, le Rockstore, mais je les avais bêtement ratés. Alors, quand Karine et moi avons vu qu'ils se produisaient à Marseille, nous nous sommes jetés sur les places et nous n'avons pas regretté.

Pour ceux qui ne connaissent pas Phoenix, je vais faire court. Il s'agit d'un groupe français (plus exactement versaillais) beaucoup plus connu sur le plan international qu'en France. Ils cartonnent à peu près partout et surtout aux Etats-Unis où ils ont récemment obtenu un Grammy Award (je vous en parlais dans un de mes articles en février).

Leur musique est assez sophistiquée. Sur une base toujours rock, elle intègre des influences electro, pop, soul, funk... Le groupe chante en anglais et, par bien des aspects, il est plus proche de la pop-rock anglo-saxonne que de la scène rock française.

Avant de vous raconter l'excellente journée de samedi, je vous propose un premier extrait vidéo du concert. Comme je vous le disais à la fin de mon précédent article, le micro de mon appareil photo n'a pas apprécié le concert (contrairement à moi) et le son est vraiment pourri, je vous prie de m'en excuser.
Les quelques vidéos que vous pourrez voir dans cet article vous permettrons tout de même de constater la super ambiance qui régnait lors du concert.

Voici donc If I Ever Feel Better, le premier et plus grand succès de Phoenix :



Plutôt animé, non ?

Alors, samedi, la journée s'est vraiment déroulée sans accroc (comme les plans d'Annibal Smith).

17h00 : Départ de Montpellier avec Karine sous un ciel gris.
18h30 : Arrivée à Marseille sous un ciel moins gris.
19h00 : Dîner sur le Vieux Port (un bon plat de sushi histoire de ne pas s'alourdir pour le concert).
21h00 : Arrivée au Dock des Suds après quelques détours dans Marseille.

Juste un mot sur le Dock des Suds... J'ai découvert cette salle il y a quelques années pour un concert du Grand Bernard Lavilliers avec sa fan n°1, mon amie Claudette.
C'est une salle très sympa pouvant contenir jusqu'à 3500 personnes sans, pour autant, paraître très grande. Il y a une sorte de mezzanine pour ceux qui souhaitent surplomber la scène et de petits bars sympa dans le hall d'entrée.

Quand nous sommes arrivés la première partie se terminait et 30 minutes après, Phoenix entrait sur scène avec le premier single de son dernier album (Wolgang Amadeus Phoenix), Litzomania. Voici un petit montage de la première partie du concert :



L'atmosphère était assez survoltée mais très bon enfant. Il faut dire que l'assistance était très jeune et pas vraiment issue des quartiers nord de Marseille. On a souvent reproché à Phoenix d'être des gosses de riches, je ne sais pas ce qu'il en est mais il est clair qu'ils attirent plutôt des jeunes très propres sur eux...

Peu importe, ils ont vraiment mis le feu au Dock des Suds samedi soir en alternant morceaux pêchus et mélodies plus douces, comme vous pourrez le constater dans ce montage de la seconde partie du concert :



Je ne ferai que deux reproches à Phoenix. D'abord, ils ne sont pas très bons sur les transitions entre les morceaux. Ensuite, le concert n'a duré qu'une petite heure et demi et franchement, j'en aurais bien repris pour 30 minutes de plus.

Que pourrais-je ajouter concernant ce concert ? Ah oui, ils nous ont fait une belle reprise du groupe Air, Playground Love :


Une reprise prémonitoire puisque mon prochain "gros" concert sera celui d'Air au Théâtre de la Mer, à Sète, le 11 juin prochain.

Tiens, cela me donne l'occasion d'alimenter la rubrique People de mon blogue. Vous connaissez le point commun entre Air et Phoenix ? Il s'appelle Sophia Coppola.
Air a fait la bande son de Virgin Suicides (dont est d'ailleurs issue Playground Love), le premier film de la fille de Francis Ford Coppola. Et Phoenix a participé à la bande son du deuxième film de la belle brune, Lost in Translation avec leur chanson Too Young.

C'est à cette occasion que Sophia et Thomas Mars, le chanteur de Phoenix se sont rencontrés. Ils ont une petite fille de 3 ans, prénommée Romy.

Voilà, je crois que là, vous savez presque tout.

A minuit et demi, j'étais de retour chez moi pour regarder le match de rugby France-Angleterre (que j'avais enregistré) et découvrir, avec jubilation, que nos petits Bleus (dont l'ouvreur de Montpellier) avait vaincu la Perfide Albion à l'issue d'un rude combat, remportant ainsi le 9ième grand chelem de la France dans le tournoi des 6 nations. Que du bonheur !!!

Terminons avec un dernier extrait du concert, 1901, le dernier single de Phoenix :


dimanche 21 mars 2010

Les Chèvres du Pentagone...

Les Chèvres du Pentagone ou, pour les Québécois, Les Hommes qui regardent les chèvres, c'est le film que je suis allé voir mercredi soir et il fallait absolument que je vous en parle.

Ce n'est pas un chef d'œuvre mais juste une comédie loufoque, déjantée, un film très original qui m'a fait beaucoup rire et devant lequel j'ai passé un très bon moment.

Et puis, c'est un film truffé de clins d'œil, de références à d'autres films et j'adore ça.

D'abord, le thème...

Il s'agit d'une farce antimilitariste adaptée du roman du même nom de Jon Ronson, journaliste américain, ayant révélé l’existence d’expérimentations de l’armée américaine visant à développer des unités spécialisées dans le paranormal.

Le pire, c'est qu'il y a vraisemblablement une réalité derrière tout ça et que ça ne rend le film que plus intéressant.
J'y ai retrouvé un peu l'esprit de M.A.S.H., l'excellent film de Robert Altman, Palme d'Or au festival de Cannes en 1970. Politiquement incorrect, comme j'aime...

Avant d'aller plus loin, voici la bande annonce du film :



Après le thème, le style...

Le réalisateur des Chèvres du Pentagone, Grant Heslov, dont c'est le premier film, a plusieurs fois travaillé avec les frères Coen, en tant que producteur, et franchement, ça se voit. Les ressemblances sont nombreuses, notamment au niveau des situations burlesques qui sont souvent hilarantes, mais également au niveau de la direction des acteurs, dont je vais vous parler juste après.

On retrouve également l'atmosphère de Las Vegas Parano de l'excellent Terry Gilliam, le duo Clooney/McGregor n'étant pas sans rappeler le binôme Del Toro/Depp.

Les acteurs, parlons-en...

George Clooney est tout bonnement génial. Son interprétation est très proche de celle de O'Brother, très bon film de Joel Coen. George excelle vraiment dans les rôles de personnages complètement déjantés mais se prenant au sérieux.
Jeff Bridges est en pleine forme et campe un rôle qui ressemble beaucoup à celui qui le marquera jusqu'au bout des temps, le fameux Dude dans The Big Lebowski, un film de... Joel Coen !
Ewan McGregor, quant à lui, est plus que crédible dans le rôle de Padawan du guerrier Jedi Clooney (les allusions à Star Wars sont très nombreuses dans le film).
Enfin, Kevin Spacey revient à l'écran sous les traits d'un enfoiré convaincant.

Je voudrais ajouter qu'avec son épaisse moustache, Gorge Clooney ressemble de plus à plus à Tom Selleck dans son rôle mythique de Magnum. Quel dommage que, contrairement à ce qui avait été envisagé au départ, ce ne soit pas George qui incarne le célèbre détective sur grand écran.

Que pourrais-je ajouter sur ce film ? Ah oui, la bande son est excellente, assez rock'n roll. Elle alterne entre compositions originales et classiques du rock 70's. Malheureusement, avec ma mémoire de poisson rouge, je n'ai pas retenu de titre précis.

Alors, pour terminer en musique, je vous propose un avant goût de mon prochain article, sur Phoenix. Et oui, hier soir, j'étais à Marseille au concert de cet excellent groupe et c'était super.
Malheureusement, en écoutant mes vidéos, ce matin, j'ai l'impression que le micro de mon appareil photo n'a pas trop aimé (le son sature à donf). En attendant que je regarde ça de plus près, voici une vidéo chopée sur YouTube, mise en ligne 2 heures après le concert...



La suite lundi ou mardi sur votre blogue préféré...

jeudi 18 mars 2010

Sing It Back... to me !!!

Ça fait des lustres que je n'ai pas fait un petit post sur une toune que j'aime. Celui-ci va être un peu particulier car je vais vous parler d'une de mes chansons préférées, dont il existe tout un tas de versions, toutes aussi rythmées les unes que les autres..

Comme vous l'aurez sans doute compris en lisant le titre de l'article, il s'agit de Sing It Back du groupe anglo-irlandais Moloko.

Pourquoi, j'aime cette chanson ? Je ne sais pas... sans doute le rythme, et peut-être les paroles quelque peu sulfureuses...

Ce que je peux vous dire, et que confirmeront les amis avec qui j'écumais les dance-floors il y a dix ans (et surtout Yvan), c'est que je ne supportais pas de quitter une discothèque sans que le DJ ait accepté de passer ce morceau.

En voici le clip :



Un clip plutôt kitch, n'est-ce pas ? D'aucun diront psychédélique... En tout cas, un clip très 90's, et même 90's sur le déclin puisque Sing It Back date de 1998.

La chanson apparaît sur le deuxième album de Moloko, I Am Not a Doctor. Mais ce n'est pas la version que vous avez pu écouter dans le clip, qui est mondialement connue qui est présente sur cet album. C'est cette version là, l'originale en fait :



Tout de même beaucoup plus épurée et instrumentale. Je crois que je préfère l'original...

Alors pour la petite histoire, Moloko est un duo composé d'une chanteuse irlandaise, Roisin Murphy et d'un DJ anglais, Mark Brydon. C'est ce dernier qui a écrit et composé Sing It Back alors qu'il sévissait dans un discothèque de New-York.
Il a su, dès le départ qu'il en ferait un morceau dance mais le groupe a voulu l'enregistrer sur un mode artistique différent pour la version de l'album.

Parallèlement et en accord avec leur maison de disques, Moloko commanda un remix à l'américain Todd Terry qui venait de faire une version réussie du superbe morceau d'Everything But The Girl, Missing. Voici ce qu'il a fait de Sing It Back :



Le duo, peu satisfait du résultat, s'en remit alors au DJ allemand Boris Dlugosch (complice des Daft Punk) qui pondit la version qu'on connaît.

On peut dire qu'ils eurent le nez fin puisqu'en en 1999, cette version entra au top 10 anglais et se hissa jusqu'à la première place des charts dance-pop américains. Elle figure dans plus de 100 compilations du genre et a été vendue à plus de 500 000 exemplaires.

Ce version de Sing It Back, intitulée Boris Musical Mix, sera ajoutée au troisième album de Moloko, Things To Make and Do en 2000, duquel sera tiré leur deuxième grand succès, The Time is Now.

Le succès de Sing It Back a engendré tout un tas de remix plus ou moins heureux. Je vous en propose quelques uns.

Voici la version de Mouse T que mes amis appellent la version "coin-coin", vous comprendrez pourquoi en l'écoutant :



Le 1930's mix de Can 7 est assez original :



Et voici la version de Matthew Herbert, le Herbert's Tasteful Dub :



Mais finalement, rien ne vaut une bonne version live. C'est parti pour 10 minutes de pur plaisir :



Quelle voix cette Roisin !!! Et puis, ça fait du bien de voir des gens un peu déjantés. Vous ne trouvez pas ?

Come to my sweet melody...

mercredi 17 mars 2010

Saint-Patrick... patron de la stout !!!

En ce 17 mars, jour de la Saint-Patrick, j'avais envie de rendre hommage à un peuple que j'aime bien, les Irlandais.

Comme vous le savez, Patrick est leur saint patron. Ce gars là, il a une histoire un peu dingue. D'abord, il ne s'appellait par Patrick mais Maewyn Succat, ce qui est nettement plus original.
Pourquoi les catholiques ont-ils cette manie de rebaptiser leurs dignitaires ? Je m'aperçois que la réponse est dans la question, les catholiques aiment baptiser et rebaptiser...

Bref, notre ami Maewyn Succat serait né vers 385 vraisemblablement au nord-ouest de l'Angleterre, dans une famille plutôt aisée. A 16 ans, il est enlevé par des pirates irlandais qui le vendent comme esclave. Il restera pendant 10 ans au service d'un chef de clan irlandais, comme berger. C'est là qu'il s'égare un peu, il rencontre Dieu et ça devient vraiment n'importe quoi...

Il arrive à s'échapper, rejoint l'Angleterre, devient prêtre, part s'installer sur les Iles de Lerins, dans le sud de la France, où il suit des études théologiques et finalement repart en Irlande pour évangéliser le pays. Ma foi (c'est le cas de le dire...) une vie bien remplie...

Moi, en tant que mécréant, je dois vous avouer que la Saint-Patrick m'évoque surtout les flots de Guinness qui s'écoulent dans les pubs ce soir là et me rappelle les excellents moments passés en Irlande il y a quelques années.

Mes amis Yvan et Sam, avec qui j'étais lors de mon premier séjour dans ce beau pays (et dans bien d'autres d'ailleurs) auront un petit pincement au cœur en écoutant cette chanson :



Brown eyed girl nous avait accompagné tout au long de notre périple. Une sorte de fil rouge. Plus de 10 ans après, la chanson de l'Irlandais Van Morrison (photo ci-contre) me revient toujours à l'esprit quand je pense à son pays.

Et ce périple nous avait fait découvrir tout un tas de lieux plus sympa les uns que les autres... Nous nous baladions la journée et, comme il se doit, nous passions nos soirées dans des pubs, à déguster des pintes de stout en écoutant de la musique irlandaise.

Car la musique est très importante pour les irlandais, elle est présente partout et il ne se passe pas une soirée sans un petit concert dans le pub du coin.

Plusieurs balades folk irlandaises sont connues à travers le monde et reprises par les petits groupes locaux comme par les artistes les plus connus.
Les représentants les plus emblématiques de la folk irlandaise sont les inusables Dubliners, qui tournent depuis 1962.

Les voici en duo avec un autre groupe irlandais, les rois de la punk folk des 80's et 90's, The Pogues. Ils interprètent The Irish Rover, une chanson traditionnelle sur un magnifique voilier qui connut une triste fin :



Il était jeune l'ami Shane MacGowan !!!
J'adore ce style de musique qui réussit à créer des chansons festives sur des thèmes plutôt tristes. Ma préférée est sans conteste The Wild Rover, une incontournable des pubs irlandais. Je vous en propose une version a capella par un petit groupe de Dublin lors d'un concert :



Peut-être avez-vous reconnu le chanteur ? Un certain Bono...

Tous ces airs me rappellent d'excellents moments de convivialité, des soirées chaleureuses, arrosées de Guinness, de Murphy's, de Beamish ou encore de Porter. Vous l'aurez compris, j'aime la stout, sa couleur foncée, son goût de café...

Je pourrais vous parler pendant des heures des souvenirs d'Irlande...
Les folles soirées à Dublin, notamment dans le fameux quartier de Temple Bar, le train qui a failli nous amener à Belfast, les danseurs folkloriques dans l'excellent pub The Quays de Galway, le concert dans un entrepôt à Cork, les balades dans le Connemara la visite de la source avec l'ami Rémy lors du second séjour..

Nostalgie, quand tu nous tiens...

Je terminerai avec une chanson de celle qui est pour moi la plus grande interprète irlandaise, et sans doute la plus belle, Sinead O'Connor. Régalez-vous, c'est magique, Irish ways and Irish Law :

lundi 15 mars 2010

Arthur H... à Trois-Rivières !!!

Dans mon article sur les Victoires de la musique, je mentionnais une jeune fille, Izia, fille de Jacques Higelin, qui a remporté la Victoire de la Révélation Scène pour laquelle concourrait la Québécoise Ariane Moffat.

Et bien, dans la famille Higelin, ce coup ci, je vais vous parler du grand frère, Arthur H.

Arthur Higelin adore le Québec et particulièrement Montréal. Il y a d'ailleurs mixé son septième album studio, L'Homme du Monde, en 2008, réalisé par le Québécois Jean Massicotte, avec qui Arthur H avait d'abord travaillé pour Adieu tristesse.

Quelques années plus tôt, il avait fait un duo avec la regrettée chanteuse montréalaise, Lhasa, dont je vous parlais au mois de janvier lors de sa disparition.



En 2006, Arthur H passe 4 mois à Montréal et révèle à un journaliste québécois : "C'était un fantasme de vivre à Montréal, et comme tout le monde, je voulais assouvir mon fantasme un jour. La France est un endroit très bordélique et très tendu. J'ai réalisé que la musique s'épanouirait dans un lieu plus aéré. Montréal a une énergie nord-américaine, mais en plus cool."

Et bien le voilà de retour dans cette province qu'il aime tant pour une tournée de 6 dates :
23 avril - Théâtre le Petit Champlain (Québec)
24 avril - Zaricot café acoustique (St-Hyacinthe)
28 avril - Salle J. Antonio Thompson (Trois-Rivières)
29 et 30 avril - L’Astral (Montréal)
1 mai - Théâtre Granada (Sherbrooke)

Amis Trifluviens, vous pourrez l'applaudir dans votre belle salle J. Antonio Thompson de la rue des Forges où j'ai eu le bonheur de voir la revue ShowTime en juillet dernier. ShowTime, qui est également le nom du dernier album live... d'Arthur H.
Il n'y a pas de hasard dans la vie, je vous l'dis !!!


Lors de cette tournée, il présentera son dernier opus Mystic Rumba, qui vient de sortir en France (avril au Québec), dans lequel il revisite, seul et au piano, une vingtaine de ses grands classiques et propose en outre 4 titres inédits. Un retour intimiste sur 20 ans de carrière...
Je viens de l'écouter et franchement, c'est à la fois surprenant et excellent.



J'avoue que j'ai un peu la flemme de vous faire la bio d'Arthur H car elle est complexe, à l'image du personnage.
En revanche, j'ai envie de vous proposer 2 vidéos de chansons, que vous connaissez sans doute, et qui symbolisent la capacité de cet artiste à faire le grand écart entre des chansons noires et intimistes et des morceaux enjoués, légers et commerciaux.

J'adore Le Chercheur d'Or et cette vidéo est de toute beauté :



Celui qu'on surnomme le Corto Maltese de la chanson française, est capable de donner dans les transes tournoyantes, la pop surréaliste, l'electro poétique et le rock sensuel... et c'est pour ça qu'on l'aime. Quelqu'un a dit M ?



Les amis de Trois-Rivières, si vous allez le voir, vous me raconterez, promis ???

samedi 13 mars 2010

Jean Ferrat est parti...

... pourtant, la montagne est toujours aussi belle !!!

Les Montréalités.... good music for free !!!

En octobre dernier, j'ai téléchargé gratuitement (et légalement) une compilation de tounes québécoises intitulée Les Montréalités.
Elle n'a pas trop attiré mon attention à l'époque, si ce n'est par la présence dans la compil d'un morceau des Vulgaires Machins et d'un de Misteur Valaire, deux groupes que j'ai vu en concert au FestiVoix 2009.

Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer une vidéo live de ce groupe que j'adore. Le son n'est pas génial mais la performance scénique de Misteur Valaire vaut toujours le détour :



Cette vidéo a été tournée le mois dernier, par un fan, lors de leur passage à Vancouver pendant les Jeux Olympiques. A cette occasion MV a fait une série de capsules excellentes qu'on peut retrouver sur leur blogue. Je vous recommande particulièrement celle avec Plastic Bertrand.

Pour en revenir aux Montréalités, elles ont fini par attirer mon attention, il y a quelques jours, quand j'ai appris que la seconde compil était disponible (et toujours gratuite) sur le Web.

En fait, il s'agit d'une initiative conjointe d'un boite de promo web pour l'industrie du disque iconoclaste (Montréal) et de l'excellent mag musical francophone Longueur d'Ondes, avec le soutien des acteurs publics canadiens et québécois Musicaction et Sodexport.

Les Montréalités ont pour but de soutenir les artistes montréalais et québécois qui se rendent en France ou en Europe pour présenter leur album ou pour des concerts et ceci par la promotion classique et Web.
Encore une passerelle entre la France et le Québec par le biais de la musique. Quelle bonne idée !!!

Je ne vais pas vous faire la liste des nombreux artistes présents sur les 2 compilations, je préfère vous laisser les découvrir en les téléchargeant. Et puis, je vous encourage à aller consulter l'agenda des concerts européens de ces groupes montréalais pour voir s'il n'y en aurait pas un à côté de chez vous.

Pour terminer en musique, comme il se doit, j'ai choisi une toune sympa dans chacune des 2 compilations. Pour la première, il s'agit de Lost and Delirious du groupe The Blue Seeds, remixée par l'excellent Kid Loco :



Pour la deuxième, je vous propose Sweet Sixteen du groupe Think about life,



Deux compilations gratuites sur le Web, ce n'est pas un rêve, c'est une Montréalité...

Au fait, n'oubliez pas l'opération "AC/DC au FestiVoix" et donnez-nous les raisons pour lesquelles vous voudriez voir ce fameux groupe de rock se produire au festival trifluvien.

jeudi 11 mars 2010

AC/DC au FestiVoix...

Évidemment le titre de cet article correspond davantage à un doux rêve qu'à une réalité. Désolé de vous avoir fait une fausse joie...

Un rêve, pourquoi ?
Tout simplement parce que j'adore AC/DC depuis toujours. Je me souviens, je devais avoir 10 ans, un de mes camarades de classe avait un T-shirt (un chandail) AC/DC et j'étais super jaloux de lui.

En plus, à l'école, les conversations allaient bon train sur la signification des 4 fameuses lettres. Je dois dire qu'en tant qu'antireligieux de base (et oui, déjà à 10 ans...), la version "Ante Christ Death to Christ" me plaisait bien.

Malgré tout, je n'ai jamais eu l'occasion de voir le groupe en concert. Il faut dire que je suis un adepte des petites salles enfumées et AC/DC, leur truc c'est plutôt les stades olympiques...



Ce serait trop génial de les applaudir pour la première fois sur la scène des Voix Populaires, sur les berges du Saint-Laurent. Après le concert, avec la gang de Trois-Rivières, on retrouverait Angus au Nord-Ouest Café et on boirait une petite bière avec lui...

Bref, c'est vraiment un rêve. Mais ce rêve, je ne suis pas le seul à le caresser.

Mon webami trifluvien Philippe D., le fameux blogue-trotteur de Tourisme Mauricie, s'associe à moi pour essayer de convaincre les organisateurs du FestiVoix de réaliser notre rêve.

Car Philippe aussi adore AC/DC. Il vous en parlera mieux que moi.

Merci Yann. Que dire à propos d’AC/DC…

Outre que ce groupe m’a conquis il y a quelques années.


Des amis en écoutaient sans arrêt, et lors de quelques (je devrais dire nombreuses, mais bon…) fêtes estivales autour d’un bon feu avec une masse d’amis d’enfance, voilà que l’un d'eux arrive avec sa bagnole nouvellement peinturée… Aux couleurs d’AC/DC !!!

Et oui, vous savez, la fameuse pochette de l’album For Those About to Rock (We Salute You).

Et bien en grosses lettres sur le capot de sa voiture, une vieille Cutlass blanche.


Je me suis dit, si ce mec peut faire ça, je peux bien en écouter! Et ce fut le coup de foudre, pour AC/DC, mais pour le rock aussi.


Depuis, je suis devenu un fervent amateur de ce bon vieux rock qui déménage.




Et je rêve aussi d’AC/DC au FestiVoix…


Nous avons donc décidé, tous les deux, de lister toutes les bonnes raisons pour lesquelles AC/DC doit se produire au FestiVoix de Trois-Rivières l'été prochain :

AC/DC doit passer au FestiVoix car...


. ce serait trop l'fun de voir un duo guitare entre Steve Hill et Angus Young


. ce serait excellent de voir Stéphane Boileau avec la casquette de Brian Johnson


. Bon Scott n'est pas mort et vit à Pointe-du-Lac depuis 1980


. ce serait fameux de voir les grosses cornes d’AC/DC devant le musée des Ursulines


. quoi de mieux pour remplir le fleuve de plaisanciers venus écouter d’la bonne musique


. ce serait excellent de voir Stanislas, la mascotte de la Mauricie, faire du Air guitar sur l’air de Highway to Hell


. un pass du FestiVoix : environ 35$ ; un souper au centre-ville de Trois-Rivières : environ 60$ ; consommations sur place : à vous de nous le dire ; mais voir AC/DC en plein air : ça n’a pas de prix !


. on se plait à imaginer la rue des Forges bondée de gens faisant la fête et regardant le spectacle sur d'immenses écrans géants


et plus encore…


Chers lecteurs, Philippe et moi vous invitons à nous communiquer vos raisons à vous (dans les commentaires de l'article).
Plus il y en aura et plus les organisateurs du FestiVoix prendront notre revendication au sérieux.
Une pétition, en quelque sorte...

Alors, amoureux d'AC/DC (et nous savons que vous êtes nombreux), à vos claviers, nous comptons sur vous !!!

mardi 9 mars 2010

Une rondelle ne fait pas le printemps...

Cette maxime de mon philosophe préféré, Pierre Desproges, est extraite d'une de ses chroniques de la haine ordinaire qui s'intitule "Le Printemps". Rien que pour le plaisir, je vous propose de l'écouter :



Comme chaque année à la même période, je me sens revivre. Les journées prennent le dessus sur les nuits, le soleil commence à chauffer, les amis commencent à affluer pour profiter des beaux week-end de mars.

Cela me rappelle une autre phrase de mon maître à penser : "Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée printanière, je ne serais pas autrement surpris d'apprendre qu'il a passé l'hiver pas plus tard qu'aujourd'hui."
Je vous l'avais déjà servie l'année dernière dans un de mes nombreux articles abordant le retour des beaux jours.

Et oui, comme l'année dernière, il y a de fortes chances que je vous casse les pieds avec le printemps mais c'est plus fort que moi :



Merci cher Léo...

Le week-end dernier a vu le lancement officiel de cette belle période. Deux amies de Clermont-Ferrand, Sandrine et Virginie, sont venues me rendre visite et nous avons pu profiter de moments très sympathiques.

Elles adorent les chevaux, alors nous sommes allés faire un petit tour au Grau-du-Roi samedi matin, où se déroulait une manifestation taurine, comme il y en a tant dans la région. Plus précisément, il s'agissait d'une abrivado. Pour les non initiés, c'est un lâché de taureaux camarguais, dans les rues d'une ville.
À l’origine (avant l'époque des camions transporteurs de bétail) l’abrivado consistait à conduire les taureaux des pâturages aux arènes où les bêtes devaient participer à des courses.

De nos jours les abrivado sont organisées spécialement lors des fêtes locales dans la région. Les rues sont barrées par des barrières de grande hauteur afin d’empêcher les taureaux de s’échapper. Des jeunes du coin, les atrapaïre ("attrapeurs" en provençal) essaient d'immobiliser les taureaux en les attrapant par la queue et les cornes. Bref, c'est assez spectaculaire.

Et ça l'est d'autant plus quand, comme au Grau-du-Roi ou à Palavas-les-Flots, l'abrivado se déroule partiellement ou en totalité sur la plage avec de nombreux taureaux et de très nombreux gardians sur leurs chevaux blancs.

Je n'ai pas pu filmer samedi car nous sommes arrivés un peu tard et nous étions assez loin de l'action mais j'ai trouvé une vidéo sur le web qui a été tournée lors de l'abrivado des plages de l'année dernière.

Elle est impressionnante car on y voit plusieurs taureaux s'échapper. Le premier va dans l'eau et doit être ramené en jet sky, plutôt insolite mais finalement assez courant. J'avais assisté à la même scène à Palavas l'an dernier et la pauvre bête s'était noyée...
Un autre taureau fonce carrément dans la foule et bouscule des spectateurs (un miracle qu'il n'y ait pas eu d'accident).



Mes lecteurs qui ne sont pas du Midi, et a forciori les Québécois, doivent trouver ça un peu fou mais la tradition taurine camarguaise est très présente dans la région. Je ne suis pas un fervent défenseur des traditions régionales, loin de là, mais celle-ci me plait bien.

Ce qui me plait bien aussi, c'est l'association de l'ancien et du contemporain dans le domaine de l'art et de l'architecture. C'est pourquoi j'adore la petite église d'Aigues-Mortes, ville où Sandrine, Virginie et moi sommes allés déjeuner (en terrasse, je précise) après un petit apéro face à la mer.

L'église Notre-Dame-des-Sablons date du XIIIième siècle. En 1989, le père Maurice Archet prit l'initiative de doter les 31 baies de son église de vitraux modernes.
Avec le soutien du maire d'Aigues-Mortes et du ministère de la Culture, le projet de création est confié à Claude Viallat artiste d'origine Nîmois et membre fondateur du mouvement Supports/Surfaces. Viallat ne souhaitera pas utiliser les techniques traditionnelles du vitrail serti au plomb. Il mettra au point en collaboration avec le verrier Bernard Dhonneur un nouveau procédé de feuilletage du verre antique gravé.
Le résultat est fascinant : la sobriété du bâtiment mise en valeur par la lumière émanant de ces vitraux tout droit sortis d'une galerie d'art contemporain...

Après une excellente soirée passée dans le temple des nuits montpelliéraines (le Rockstore bien sûr), le week-end s'est terminé sur la plage de Palavas le dimanche midi.

Comme vous pouvez le constater, il faisait encore beau mais on commençait à apercevoir des nuages menaçants à l'horizon.
Virginie et Sandrine sont reparties vers 17h, amenant avec elles le peu de beau temps qu'il restait.

En effet, une heure après leur départ, une véritable tempête de neige s'est abattue sur Montpellier, couplée à un orage. Un truc de dingue !!! En quelques heures, tout était blanc, même ma piscine :


Les giboulées de mars ???

Et oui, en cette inter-saison, il faut se méfier car, comme on dit : "Une rondelle ne fait pas le printemps...".
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